Régime hypocalorique: est-ce la meilleure approche pour perdre du poids?

Lorsqu’on désire perdre du poids, la solution qui nous parait la plus pertinente pour y parvenir est d’adopter un régime dit hypocalorique. Si ces régimes font le bonheur des magazines et promoteurs de régimes miracles, on est en droit de se demander si cette méthode est réellement la plus efficace pour aboutir à une perte de poids à la fois saine et durable.

A l’approche de l’été et en tant qu’ancien obèse morbide qui a vécu la problématique de la perte de poids durant des années, je vous propose de voir ensemble si les régimes hypocaloriques sont, selon mon expérience, la meilleure approche pour perdre du poids et le cas échant, ce que je vous propose de faire pour une fonte des graisses efficace et qui s’inscrit dans le temps.

 

Les régimes hypocaloriques: comment ça fonctionne?

Le principe des régimes hypocaloriques est simple. Il s’appuie sur notre apport calorique journalier et vise à le diminuer afin de stimuler notre perte de poids. En gros, on mange moins donc on maigrit.

Les différents régimes que l’on trouve dans les magazines ou sur internet appliquent pour cela différentes manières de s’alimenter et de comptabiliser ce que l’on mange afin de rester en-dessous de l’apport calorique qui permet de maintenir notre poids actuel. Les aliments faibles en calories seront ainsi favorisés par rapport à ceux qui en contiennent beaucoup, ce qui est d’ailleurs un argument marketing que l’on retrouve dans bon nombre de produits en magasin.

Ainsi, adopter un régime hypocalorique n’a rien de sorcier et est à la portée de tous. Pour cela, il s’agit d’analyser l’alimentation quotidienne qui permet de rester à notre poids actuel pour ensuite en diminuer les apports afin de stimuler la perte de poids. Pourtant, la problématique du surpoids est de plus en plus présente dans notre société et de nouveaux régimes émergent de jour en jour. Si autant de régimes existent, cela s’explique selon moi pour deux raisons: l’intérêt commercial qui gravite autour du marché de la perte de poids d’une part et l’efficacité finalement toute relative de ces régimes.

En ayant pesé plus de 130 kilos durant des années, je peux témoigner que perdre du poids n’a rien de facile. Il ne se passait pas un jour sans que je ne désire pas retrouver mon poids de forme. Lors de mes différentes tentatives de perte de poids, j’ai pu constater que non seulement les régimes hypocaloriques ne m’ont pas rendu service mais qu’au contraire, ils ont entretenu une vision négative de l’alimentation et de la perte de poids. Voici pourquoi.

 

Problème numéro un: les régimes hypocaloriques entrainent la frustration !

Comme vous l’avez compris, les régimes hypocaloriques fonctionnent sur un principe de diminution de notre apport calorique journalier. Il est donc obligatoire de moins manger pour réussir à perdre du poids. Ce postulat de départ est donc potentiellement très frustrant.

De plus, pour bon nombre d’entre-nous, l’alimentation est une source de plaisir. Les régimes hypocaloriques imposent généralement des aliments à consommer et au contraire à éviter. Nous devons donc composer avec de nombreuses contraintes au quotidien. Hélas, l’idée de privation est une forme d’agression qui se traduira de la part de notre cerveau par des excès. Ces excès, ce sont tous ces moments où l’on craque lors d’un repas ou en-dehors en grignotant tout ce qui nous passe sous la main.

Enfin, un régime hypocalorique oblige à comptabiliser et peser ce que l’on consomme. En effet, impossible d’aboutir à une alimentation hypocalorique sans savoir précisément ce que l’on consomme lors de chaque repas. Ce n’est pas la chose la plus amusante à faire. Pour ma part, c’est ce que j’avais le plus en horreur et c’est pour cela que je craquais systématiquement au bout d’un certain temps.

Au final, les régimes hypocaloriques peuvent entrainer beaucoup de frustration car on accumule les contraintes: moins manger, comptabiliser, éviter les aliments trop caloriques…

En fait, s’alimenter devient une contrainte, c’est comme cela que je le vivais. Ce sont autant de choses négatives qui nous éloignent des bénéfices pourtant immenses d’une alimentation saine et profitable à notre organisme (dont la perte de poids).

 

Problème numéro deux: les régimes hypocaloriques n’améliorent pas la satiété !

Les régimes hypocaloriques partent de l’idée de départ que l’on grossit car on mange trop et qu’il suffit donc de diminuer son apport alimentation pour faire fondre ses graisses. Le problème, c’est qu’à mon sens, ils ne s’attaquent pas au cœur du problème: la sensation de faim au quotidien.

Ce que je peux témoigner de la problématique du surpoids pour avoir été obèse durant des années, c’est que l’on a tendance à trop manger car on a faim ou du moins, on a la sensation de devoir manger pour se sentir mieux. C’est un ressenti tenace qui peut vite se transformer en pulsion dont on ne pourra pas résister éternellement.

Ainsi, l’idée de devoir se priver et diminuer son apport calorique est avant tout vécue comme une contrainte car on a une sensation de faim de plus en plus importante, ce qui entrainera des excès et des craquages de plus en plus violents. Hélas, on tombe alors dans le cercle vicieux de la culpabilité et du découragement qui rendent chaque tentative de perte de poids de plus en plus difficile, je connais bien cela.

A l’inverse, il me parait plus pertinent et efficace de chercher à améliorer notre alimentation afin de ne plus subir ces sensations de faim et de réduire petit à petit nos excès et craquages incontrôlés. Un régime hypocalorique n’optimise pas notre nutrition pour la rendre plus rassasiante alors que c’est pourtant la meilleure solution pour moins manger. C’est selon moi une énorme erreur car une alimentation rassasiante nous permet naturellement de manger selon nos besoins et sans les privations des régimes.

 

Problème numéro trois: les régimes hypocaloriques n’impliquent pas une alimentation saine !

Les régimes hypocaloriques ont avant tout pour objectif la perte de poids. Même si perdre du poids apporte de nombreux bénéfiques à notre santé générale, l’alimentation de ces régimes ne cherche pas nécessairement à faire du bien à notre corps, ce qui sera problématique à moyen et long terme.

Le soucis que je vois aux régimes hypocaloriques, c’est cette recherche absolue et presque maladive des aliments les moins caloriques possibles. Même si on pense aux légumes qui apportent peu de calories, des fibres et beaucoup de nutriments, tous les aliments faibles en calories ne sont pas forcément bénéfiques, loin de là. Par exemple, il a été prouvé que les produits allégés ne sont pas plus efficaces pour maigrir. Pire, ils contiennent la plupart du temps des sucres cachés qui en font des produits poursuivant notre addiction envers le sucré, pourtant l’une des causes principales des excès alimentaires et du surpoids.

De plus, les calories ne font pas tout et la capacité de notre organisme a perdre du poids dépend également d’autres facteurs comme notre fonctionnement hormonal ou notre apport en vitamines et minéraux. Les produits allégés ou de régime ont une très faible teneur en nutriments. De plus, ils font la chasse aux graisses, pourtant indispensables pour que nos hormones fonctionnent sainement et ainsi, favoriser une perte de poids plus efficace.

Ainsi, les régimes hypocaloriques ne règlent malheureusement pas le problème de fond et n’aboutiront pas à une perte de poids stable et durable. A force de faire et d’accumuler des régimes hypocaloriques, on risque alors de fragiliser notre organisme et de rendre chaque perte de poids de plus en plus difficile voir de la bloquer totalement.

 

Problème numéro quatre: les régimes hypocaloriques favorisent de mauvais comportements alimentaires !

Si dans la théorie, l’objectif des régimes hypocaloriques est d’appliquer un léger déficit calorique afin de favoriser la perte de poids, ce n’est pas forcément ce qu’il se passe dans les faits.

D’une part, certains régimes hypocaloriques forcent à atteindre un total calorique bien trop bas, à tel point qu’il se retrouve en-dessous de notre métabolisme de base, c’est-à-dire du total calorique journalier qui permet à notre organisme de fonctionner normalement. Cela favorise une perte de poids certes plus rapide au début mais aboutira obligatoirement à une stagnation puis à un arrêt brutal de votre perte de poids.

Hélas, il est très courant que des personnes ne parviennent plus à perdre de poids malgré une alimentation très faible en calories. Cela s’explique par le métabolisme qui fonctionne alors au ralenti afin de survivre à cet apport calorique beaucoup trop faible par rapport aux besoins de votre organisme. C’est pour cela que vous ne devez jamais vous précipiter lorsque vous désirez perdre du poids durablement car sinon, votre corps vous le fera payer à un moment ou à un autre, croyez-moi.

D’autre part, les régimes hypocaloriques peuvent entrainer des troubles du comportement alimentaire. Pour parvenir à notre objectif de perte de poids, nous vivons dans l’obsession de moins manger, de se restreindre et de « faire attention » à chaque repas. Avec le recul, je n’aime pas l’idée de devoir faire attention à ce que l’on mange. Bien sûr, je ne préconise pas de s’alimenter n’importe comment mais il me parait nécessaire de s’éloigner de l’idée que manger fait grossir. Ce sont uniquement des habitudes alimentaires inadéquates vis-à-vis des besoins de notre organisme qui font prendre du gras. L’alimentation n’est pas notre ennemi et ne devrait jamais être perçue ainsi.

Ainsi, je trouve que les régimes hypocaloriques nous éloignent de l’importance de mieux manger, de faire du bien à son organisme et d’avoir plaisir à le faire.

 

Problème numéro cinq: les régimes hypocaloriques ne peuvent pas être suivis éternellement !

L’ultime problème que je vois aux régimes hypocaloriques, c’est qu’on ne peut pas les suivre sur la durée. Bien sur, c’est volontaire puisqu’un régime est temporaire, le temps d’atteindre le poids désiré, mais que se passe-t’il ensuite?

Un régime hypocalorique terminé entraine différentes choses. En premier lieu, on a tendance à se relâcher, ce qui est tout à fait normal suite à une période de restriction. Ce sont d’abord de petits débordements en récompense des efforts que nous avons pu fournir mais qui peuvent vite faire revenir à nos anciennes habitudes alimentaires. Évidemment, si l’on reprend ses mauvaises habitudes alimentaires, on va également reprendre du poids. Le problème, c’est que vous risquez d’en prendre davantage qu’avant, votre corps étant habitué à manger moins. C’est là le terrible effet yo-yo qui fait que vous ne parviendrez pas à conserver un poids stable sur la durée.

Ensuite, un régime hypocalorique est une méthode avec des principes à suivre et à appliquer. Certains régimes proposent de stabiliser sa perte de poids mais malgré cela, on se retrouve un peu démuni, non pas parce que nous ne savons pas comment nous alimenter pour maintenir notre poids mais parce que nous n’avons pas appris à connaitre notre organisme. Pourtant, je peux vous garantir que c’est lorsque j’ai cherché à comprendre comment mon corps fonctionnait que j’ai pu envisager la nutrition autrement, sans ces idées de régimes, de calories et de restrictions pour maigrir.

De ce fait, sans savoir ce qui fonctionne pour vous, ce qui vous réussit le mieux, vous aurez du mal à adopter l’alimentation la plus efficace pour perdre du gras et maintenir votre poids désiré sur le long terme.

 

Ce qui a fonctionné pour ma perte de poids définitive et le maintien de mon poids de forme !

Maintenant que je vous ai expliqué pourquoi je pense que les régimes hypocaloriques ne représentent pas la meilleure approche pour perdre du poids, j’imagine que vous vous demandez ce que je conseille alors pour faire fondre ses graisses durablement.

Ce qui a marché pour moi et me permet de maintenir mon poids de forme depuis des années sans le moindre régime, c’est de viser une alimentation saine la plus rassasiante possible. Cela implique deux choses: apprendre à adopter progressivement des habitudes alimentaires plus saines (des plats équilibrés lors de chaque repas, pas de grignotage mais des collations contrôlées…) et chercher à s’alimenter selon ce qui correspond le mieux à mon organisme, en apprenant à écouter son corps.

Pour le premier point, de nombreux articles sur le site vous permettent d’adopter des assiettes saines et rassasiantes et je vous conseille de jeter un œil à cet article si ce n’est pas déjà fait: Alimentation saine: comment composer son assiette.

Pour le second point, il vous faudra faire des essais et interpréter les réactions de votre corps, voir ce qui vous permet de vous sentir le mieux au quotidien, de bien digérer, d’être en forme et de bien récupérer. Par exemple, certaines personnes tolèrent mal les glucides et fonctionnent mieux en consommant davantage de bonnes graisses. Si ces personnes continuent à avoir une consommation de glucides normale pour les autres mais excessives pour elles, elles vont devoir se priver, adopter un total calorique très bas pour ne pas s’engraisser, ce qui ne fonctionnera pas sur la durée.

 

Ainsi, il est ici question de renouer avec les sensations de notre organisme, d’apprendre à écouter les signaux qu’il peut nous envoyer. Il ne s’agit pas de se forcer à manger moins mais à le faire naturellement à travers une alimentation rassasiante et l’écoute des réactions de notre corps au quotidien.

Bien sûr, cela ne se fait pas du jour au lendemain et demande une patience qui nous manque parfois dans une société où tout doit aller vite. Pourtant, cette approche est celle qui a marché pour moi et me permet aujourd’hui d’avoir rayé toute notion de régime et de comptage de calories de mon paysage, une liberté alimentaire dont je profite malgré mon passif d’ancien obèse qui a tendance à vite prendre du gras.

 

Je vous souhaite à vous aussi de réussir à ne plus vivre dans l’engrenage des régimes hypocaloriques.

Si vous désirez en savoir plus sur ma méthode et découvrir comment j’ai perdu du poids étape par étape, mon e-book « Maigrir durablement pour changer sa vie » est disponible à cette adresse: Ebook Maigrir durablement pour changer sa vie.

 

 

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