Que faire lorsqu’on passe son temps à craquer?

Vous cherchez à atteindre un objectif physique mais hélas, vous détruisez tous vos efforts en craquant fréquemment? Vous vous enfermez alors dans le cercle vicieux de la culpabilité? Vous ne trouvez pas la solution?

Cette problématique, je la connais bien car durant mes longues années d’obésité, je n’arrivais pas à résister à tous mes excès compulsifs. A l’époque, je le résumais par un simple manque de volonté et de mental. Pourtant, cette incapacité à résister aux envies de nourriture englobe de véritables déséquilibres nutritionnels sur lesquels nous pouvons agir.

Aujourd’hui, je partage avec vous ce qui a marché pour moi afin de ne plus craquer pour n’importe quelle gourmandise au quotidien et retrouver mon poids désiré.

 

Demandez-vous si vous mangez suffisamment !

C’est une question qui peut paraitre simpliste et pourtant, c’est souvent l’origine du problème. Si vos repas sont équilibrés et suffisamment copieux, vous réduirez fortement les chances de craquer à la fois à la fin d’un repas mais aussi en fin de matinée, dans l’après-midi ou en soirée.

Ce que j’ai mis du temps à comprendre, c’est que nous avons tendance à appliquer la mauvaise stratégie lorsqu’on désire prendre soin de notre ligne: se restreindre lors des repas afin de se donner bonne conscience pour finalement devoir lutter avec une faim tenace et frustrante le reste du temps. Logiquement, au bout d’un moment, on craque. Pourtant, à l’inverse, bien manger lors des repas, sans restriction et en appliquant les principes d’une alimentation saine, vous permettra de réduire significativement ces envies de craquage.

Lorsqu’on cherche à perdre du poids, la première idée est de faire un régime. Ainsi, vous imposez une restriction alimentaire à votre organisme. Cela va générer de la frustration qui se ressentira par des envies de craquage. Vous pouvez y résister durant un certain temps mais à la longue, vous risquez de lâcher prise et de craquer. Plus vous résisterez et plus les excès seront violents. Je l’ai vécu. C’est pour cela qu’à mon sens, les régimes ne représentent pas une bonne méthode pour perdre du poids et encore une fois, on revient sur le principe de devoir résister encore et encore à la sensation de faim. Cela n’est pas tenable sur le long terme.

Ainsi, n’oubliez pas que l‘on grossit avant tout parce que l’on mange mal, pas parce que l’on mange trop. Par expérience, il est beaucoup plus efficace d’apprendre à avoir de bonnes habitudes alimentaires au quotidien plutôt que de se limiter et se frustrer à longueur de temps par peur d’être dans le « trop ». C’est comme cela que vous pourrez atteindre des objectifs physiques durables tout en vous préservant des craquages incontrôlés.

 

Arrêtez de chercher du réconfort dans l’alimentation !

Une autre problématique lorsqu’on craque souvent est notre rapport à l’alimentation. En tant qu’ancien obèse morbide, j’ai eu une longue période où l’alimentation était une source de réconfort pour moi. Ainsi, je ne mangeais pas par faim réelle mais par pure gourmandise et besoin de combler un manque, de la frustration, du stress ou d’autres émotions négatives à travers le plaisir immédiat de la nourriture (généralement sucrée).

Il y a deux soucis à cela: d’une part, ce rapport à l’alimentation est profondément addictif puisqu’une dépendance se crée. Ainsi, il est très difficile de s’en défaire. De plus, la faim dite émotionnelle est une faim qui n’a pas de limite, c’est-à-dire que vous pourrez manger des quantités astronomiques de nourriture sans avoir la moindre sensation de satiété. Encore une fois, je connais bien ces phases de « frénésie » où on craque complètement sur nos gourmandises préférées.

Pour en sortir, la solution ne sera pas à trouver uniquement dans l’alimentation mais aussi et surtout dans la compréhension de votre propre fonctionnement. Quand ressentez-vous un besoin irrésistible de manger? Que ressentiez-vous lorsque cette pulsion vous démange? Que pouvez-vous changer dans votre quotidien afin de combler votre frustration autrement et mieux gérer vos émotions? En vous posant les bonnes questions, vous pourrez mettre le doigt sur l’origine de votre faim émotionnelle et progressivement réduire ces craquages qui sont liés à vos émotions.

Comment repérer une faim réelle d’une faim émotionnelle? Une astuce toute bête est de se demander si vous seriez capable de vous tourner vers des végétaux pour contenter votre faim, par exemple un fruit mais aussi des légumes comme une carotte crue, du céléri… Si la réponse est négative et que seules les gourmandises (de préférence sucrées: bonbons, biscuits, viennoiserie…) vous attirent, c’est que c’est une faim émotionnelle, dictée par votre cerveau et non votre estomac.

 

Surveillez votre consommation de glucides !

Un aspect nutritionnel essentiel à assimiler qui a changé la vision de mon organisme et de mon propre appétit, c’est l’insuline. Cette hormone qui permet de stabiliser le taux de sucre sanguin a une influence majeure sur notre envie de manger.

Ainsi, si vous sollicitez beaucoup votre insuline à travers des aliments qui vont entrainer de grandes variations de votre glycémie (par exemple avec des produits sucrés ou qui contiennent des glucides à haut index glycémique comme le pain blanc, les pâtes ou les biscuits), vous aurez tendance à avoir (très) faim deux à trois heures plus tard. J’ai été un très grand consommateur de céréales raffinés par le passé et je peux vous garantir que dans ces cas-là, résister à l’appel de la nourriture est terrible.

De ce fait, si vous avez tendance à souvent craquer, les glucides sont clairement à surveiller dans votre alimentation. Nous avons chacun notre propre sensibilité aux glucides. Certains peuvent en consommer à tous les repas sans ressentir de symptômes négatifs mais pour d’autres, les glucides appelleront systématiquement à craquer pour encore plus de glucides.

Des symptômes qui doivent vous alerter sont une attirance très forte envers tout ce qui contient des glucides (les sucreries mais aussi les féculents, le pain en première ligne), une grosse fatigue digestive après les repas, de la difficulté à se concentrer, des ballonnements, de l’irritabilité…

Pour mieux gérer votre consommation de glucides et ne plus craquer, je vous conseille d’appliquer deux grands principes que j’explique fréquemment sur ce site: consommer une seule source de glucides par repas (pas de pain s’il y a des féculents par exemple) et choisir les sources les plus saines, à index glycémique bas, qui solliciteront moins fortement votre insuline (aliments complets, sarrasin, quinoa, patate douce, la plupart des fruits…).

 

Visez une alimentation rassasiante !

Même en mangeant suffisamment, peut-être souffrez-vous quand même de craquage. Dans ce cas, il s’agit de viser l’alimentation la plus rassasiante possible.

Pour y parvenir, je vous conseille en premier lieu de consommer des fibres. Nous en manquons cruellement dans notre alimentation d’aujourd’hui alors qu’elles apportent un grand sentiment de satiété et favorisent un bon transit. Vous trouverez des fibres dans les féculents complets, les légumineuses et bien sûr, dans tous les végétaux (fruits et légumes). Ce sont ces aliments-là que vous devez intégrer plus fréquemment dans vos menus (particulièrement les légumes qui apportent une moindre quantité de glucides).

En deuxième, je vous recommande de ne pas faire ce qui fut ma plus grosse erreur durant de nombreuses années: bouder les lipides. Les bonnes graisses sont non seulement essentielles à notre organisme (elles permettent un fonctionnement hormonal sain et une bonne assimilation des vitamines), favorisent la perte de poids et sont particulièrement rassasiantes. Si vous faites la chasse au gras, il n’y a alors rien d’étonnant à craquer fréquemment et paradoxalement, à prendre du gras.

Si vous cherchez les aliments les plus rassasiants, qui sont à la fois riches en fibres, en bons lipides et en nutriments, on peut citer l’avocat, toutes les sortes de noix comme l’amande, la noisette, la noix de Grenoble, de cajou ou encore la noix de coco sous toutes ses formes. Le chocolat noir à fort pourcentage de cacao est également une option intéressante, c’est un plaisir sain qui fait office d’excellent coup-faim.

 

Diminuez votre consommation de produits transformés !

Si votre craquez fréquemment, il est aussi possible que votre consommation de produits transformés soit trop importante. J’entends par là tous les produits déjà préparés et dénaturés que l’on peut trouver en grande surface.

Les problèmes qui entourent les produits transformés sont multiples. D’une part, ce sont des aliments peu rassasiants. Ils possèdent généralement peu de fibres et du fait de la transformation des ingrédients qui les composent (décomposition, cuisson…), ils ne vont pas vous apporter un sentiment de satiété durable, en tout cas moins que ces mêmes ingrédients bruts. De plus, les produits transformés sont la plupart du temps ce que l’on nomme des calories vides. Cela veut dire qu’ils possèdent peu de nutriments, encore une fois à cause de leur transformation, d’autant plus que les aliments utilisés pour réaliser ces produits sont souvent de piètre qualité.

Ainsi, une nutrition qui fait la part belle aux produits transformés aboutit à tous les éléments qui vont vous faire craquer: vous aurez tendance à avoir souvent faim et souffrirez de carences qui, là encore, vont pousser votre organisme à réclamer de la nourriture. De ce fait, réduire votre consommation de produits transformés pour intégrer davantage d’aliments bruts et entiers sera salvateur et réduira sensiblement vos envies de craquer. Il me parait important d’arrêter de voir la nutrition comme un ennemi dans nos objectifs physiques mais seulement une certaine manière de s’alimenter.

De ma propre expérience, la nature des aliments que nous fournissons à notre organisme va énormément jouer sur notre appétit et notre composition corporelle. Depuis que j’ai adopté une alimentation plus naturelle, je mange d’ailleurs davantage au quotidien sans grossir. Je suis plus rassasié et je ne craque plus comme je le faisais avant, je n’en ressens plus le besoin. Ainsi, je pense qu’il est capitale d’interpréter ces problèmes de craquage comme un signal d’alarme de notre organisme qui recherche une alimentation qui lui correspond davantage et d’agir en conséquence. C’est en tout cas ainsi que j’ai pu métamorphoser mon rapport à la nourriture et mettre sous silence mes pulsions, sans vivre dans la frustration.

 

J’espère qu’avec cet article, vous aussi trouverez les clés pour ne plus être victime des craquages qui peuvent véritablement empoisonner notre quotidien et bloquer une perte de poids.

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Dans tous les cas, n’hésitez pas à partager votre expérience sur le sujet dans l’espace commentaires !

 

 

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