Pourquoi craque-t-on entre les repas?

 

Même si on sait que ce n’est pas bon pour notre ligne, il nous arrive parfois de grignoter entre les repas. C’est souvent car on en a envie sur le moment, par gourmandise, mais ces petites envies compulsives, d’apparence anodines, sont souvent à l’origine de nos kilos en trop.

Adepte du coca, des kinders et autres bars chocolatées à tout moment de la journée, je connais bien ça et je me disais à l’époque que je craquais car j’avais faim et que ces produits étaient tout simplement trop bons. A présent, je n’ai plus aucune attirance pour ce genre d’aliment car j’ai compris qu’en vérité, il y a toujours une raison plus profonde à ces envies, voyons cela ensemble…

 

Parce qu’on s’ennuie

Cela parait bête et pourtant, on grignote souvent car on ne sait pas quoi faire d’autre, pour faire passer le temps. C’est quelque chose que l’on peut facilement faire devant un écran, en regardant une série télévisée etc. Vu le temps que nous passons devant les appareils multimédias, les tentations sont donc nombreuses.

D’ailleurs, il nous arrive parfois d’avoir faim pour les mêmes raisons alors que ce n’est finalement qu’une sensation. On a faim car on pense à manger, on ne pense pas à manger parce qu’on a faim. Cette sensation, nous pourrions donc la faire passer en nous occupant, l’esprit ayant alors autre chose à penser qu’à grignoter la première gourmandise venue.

Je vous garantis que c’est une méthode qui fonctionne. Lorsque j’étais obèse, je mangeais sans raison, juste pour faire passer le temps. Quand cela est sur le point de se produit, il faudrait donc chercher à s’occuper pour faire passer cette période d’ennui plutôt que de la combler en mangeant.

Gardez aussi en tête que souvent, on a l’impression d’avoir faim parce que le corps est déshydraté et qu’on ne boit pas assez en général. Pensez donc à avoir de l’eau à disposition et à boire pour que cette mauvaise sensation puisse partir aussitôt.

 

Pour se faire plaisir

« Oui mais c’est trop bon », peut-on souvent entendre lorsqu’une personne craque pour une gourmandise.

C’est vrai, les bonbons, les biscuits, les pâtisseries, les barres chocolatées, tous ces produits sont délicieux en bouche, à tel point que nous avons bien du mal à en maitriser la consommation. Comme on peut souvent se le dire, ce n’est pas uniquement parce que nous manquons de mental que nous craquons pour ces produits. En vérité, ces aliments sont généralement bourrés de sucre et d’additifs en tout genre pour leur donner meilleur goût. C’est un plaisir instantané auquel il est très difficile de résister.

D’une part, il faut se dire que ces additifs ne sont vraiment pas sains pour nous. Je parle de ceux que l’on retrouve dans les bonbons, les barres chocolatées ou les biscuits du commerce, les pâtisseries industrielles… Ce sont des substances que notre corps ne reconnait pas et qu’il perçoit comme étant des agressions pour notre organisme.

A la longue, cela risque de l’affaiblir et d’augmenter les risques d’avoir des problèmes de santé. De plus, apprendre ce qu’il y a dans la composition d’un bonbon par exemple (gélatine de porc, résidu de lait bourré aux hormones…) pourrait facilement nous dégouter d’en consommer. On a beau aimer ça, notre corps, lui, a beaucoup de mal à traiter un tel produit.

 

En se rendant compte de ces aspects, on peut remettre en question ce désir compulsif de craquer pour une gourmandise. Bien sûr, il ne s’agit de se priver de tout du jour au lendemain et de se frustrer (c’est le meilleur moyen de craquer à nouveau), juste comprendre qu’il est nécessaire de limiter au maximum ce genre d’aliment si nous voulons rester en bonne santé, être raisonnable et faire de ces gourmandises des exceptions, des petits plaisirs contrôlés au sein d’une alimentation saine et équilibrée.

Pour ma part, j’ai tout arrêté du jour au lendemain car après avoir pris conscience que j’étais véritablement accro à mes barres chocolatées et à mes biscuits, j’ai voulu me prouver que j’étais capable d’y résister, de sortir de cette addiction car c’est réellement ce que j’ai vécu, j’étais drogué à ces aliments.

C’est la méthode qui a fonctionné pour moi car j’étais particulièrement intoxiqué mais je vous conseille davantage d’y aller en douceur et de ne pas nécessairement tout arrêter si vous savez ou apprenez à vous maitriser.

 

Cela dit, gardez en tête lorsque vous pensez craquer que ce n’est qu’un plaisir instantané, un plaisir éphémère que vous risquez de regretter et ainsi de culpabiliser de n’avoir pas pu résister. Parvenir à canaliser cette pulsion, au contraire, vous frustrera peut-être sur le moment mais vous rendra fier d’avoir pu tenir et au fur et à mesure des semaines, vous serez de plus en plus solide mentalement et verrez les résultats sur votre silhouette, ce qui sera encore plus motivant.

C’est ainsi que je suis parvenu à sortir de mon addiction.

 

Par appel du sucre

Il y a quelque chose dont nous n’avons pas assez conscience dans notre société et j’en ai été la première victime: certains d’entre nous sont véritablement drogués au sucre.

Tous les produits contenant des glucides en grande quantité et à index glycémique élevé ont un effet addictif à cause des mécanismes de l’insuline et des pics de glycémie qu’ils enclenchent. Ainsi, il n’y a absolument rien d’étonnant si nous avons une grosse attirance pour les produits sucrés. Certains se disent naturellement portés vers le sucre mais en vérité, ces personnes ont simplement un problème avec leur glycémie qui peut se régler avec une alimentation adaptée, à index glycémique bas.

Hélas, les sucreries, les biscuits et toutes les gourmandises généralement à index glycémique très élevé ne vont donc absolument pas nous aider à calmer ces pulsion. Pire, elles vont épuiser notre pancréas, user notre sécrétion d’insuline et provoquer de plus en plus de pic de glycémie qui vont nous fatiguer et nous pousser à manger de plus en plus de sucreries. Le sucre appelle le sucre, je connais bien ce cercle vicieux.

 

Il y a quelques temps, des scientifiques ont réalisé une étude sur des rats qui a montré que le sucre avait une capacité d’addiction sur le cerveau supérieure à la cocaïne ! Ca peut paraitre fou dit ainsi mais quand je constate ce que j’ai vécu et le comportement compulsif que nous pouvons avoir avec certains aliments très sucrés, ça ne m’étonne pas forcément.

 

Réguler notre glycémie à travers une alimentaire faisait la part belle aux glucides à index glycémique bas en quantité contrôlée, c’est permettre à notre corps de ne plus être prisonnier de notre glycémie instable. Vous verrez qu’à la longue, vous perdrez votre attirance pour les aliments sucrés, et je peux vous garantir que jamais je ne croyais un jour être en mesure de résister à une sucrerie ou à une part de gâteau devant moi alors que ça ne me pose plus aucun problème à présent.

 

Pour combler un manque

C’est là l’élément clé qui me faisait grignoter à n’importe quel moment de la journée: le besoin de combler un manque.

Je ne pense pas être le seul dans ce cas mais l’alimentation est souvent un moyen d’apaiser notre frustration, de se faire du bien après une journée de travail stressante et énervante par exemple. Avez-vous remarqué qu’on a plus facilement tendance à craquer quand on est négatif, fatigué, nerveux que quand on se sent calme et bien dans sa peau? Ceci est tout à fait normal car l’alimentation, quoi qu’on en dise, est fortement liée à nos émotions. C’est pour cela que je suis contre les régimes car la frustration qu’ils engendrent est contraire à un bon équilibre mental, il est indispensable que manger reste un plaisir.

D’ailleurs, ceux qui ont des mauvaises habitudes alimentaires, comme c’était le cas lors de mes années d’obésité morbide, cachent toujours des problèmes affectifs que la malbouffe permettra tant bien que de mal de dissimuler.

 

Pour ma part, lorsque je pesais plus de 130 kilos, j’étais extrêmement mal dans ma peau. Je maudissais mon corps et au final, je ne m’aimais pas. Les gourmandises représentaient alors pour moi une source de réconfort. C’est paradoxal car ce sont ces mêmes gourmandises qui étaient à l’origine de mon mal-être, on s’enferme alors dans un cercle vicieux car on se fait du mal et on en souffre de plus en plus, que ce soit sur le plan physique ou mental.

C’est en ayant pris conscience de l’absurdité de cette situation que j’ai eu le déclic pour enclencher ma perte de poids. Ce n’est pas quelque chose de facile car nous l’avons vu, beaucoup d’aliments de grignotage sont addictifs dans leur composition. Le secret pour moi a été de parvenir à vouloir reprendre les reines de mon corps et ne plus être dépendant d’aliments qui me faisaient du mal.

C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, je n’ai plus aucune attirance pour ces produits-là et je trouve mon plaisir dans une alimentation naturelle dont je sens les bienfaits sur mon corps à chaque instant.

 

Parce qu’on a réellement faim

Malgré tout ce que nous venons de dire, parfois, nous avons réellement faim. Cependant, si c’est systématique et que votre ventre crie famine entre chaque repas, cela ne peut vouloir dire qu’une chose: votre alimentation n’est pas équilibrée.

 

En effet, un repas complet n’est pas censé vous donnait faim deux/trois heures après l’avoir mangé. Dans ce cas, il vous faut analyser le problème qu’il y a dans la composition de votre repas. Peut-être ne mangez-vous pas assez, peut-être manquez-vous de fibres, peut-être ne consommez-vous pas suffisamment de bonnes graisses qui sont très rassasiantes ou peut-être abusez-vous des aliments à index glycémique élevé qui stimulent excessivement votre insuline et vous donnent donc très vite faim.

Si jamais vos repas sont sains et équilibrés et que malgré tout, vous avez toujours faim, il est tout à fait possible d’intégrer une collation dans votre alimentation. Comprenez-moi bien, je parle dans cet article de grignotage compulsif, tourné vers de mauvais aliments, il n’y a aucun problème à consommer une collation saine si on en ressent le besoin. Un fruit, quelques amandes, du chocolat noir (plus de 70%) ou pourquoi pas un oeuf dur constituent une collation santé que vous pouvez consommer sans culpabiliser.

 

Je pense souvent le dire et c’est ce que j’aimerais vous transmettre à travers mon expérience: il n’y a pas d’alimentation idéale !

Certains se sentent bien en mangeant trois repas complets, d’autres préfèrent faire trois repas plus légers et intégrer deux-trois collations dans la journée, il existe aussi des adeptes de jeûne intermittent qui se sentent très bien en mangeant comme ça.

A mon sens, manger sainement devrait être la base pour tout le monde mais notre rythme alimentaire doit tenir compte de notre mode de vie, de notre santé et de nos préférences, il n’y a pas de règles gravés dans le marbre à suivre.

 

 

En conclusion, il faut donc avoir conscience que les produits transformés, ceux qui représentent généralement la cible de nos envies lors qu’on grignote, ne sont pas des aliments bons pour nous. Ils sont constitués d’additifs et de sucres qui entretiennent notre addiction et nous poussent à vouloir en manger toujours plus.

Qui plus est, notre corps ne parvient jamais à les assimiler correctement et nous le fatiguons en consommant des produits inadaptés à notre organisme, augmentant les risques à long terme d’avoir des soucis de santé.

 

Quand on craque, ce n’est généralement jamais pour une bonne raison. Plutôt que de chercher du réconfort dans des aliments qui ne nous accorderons qu’un plaisir de courte durée, tentons plutôt de comprendre pourquoi nous le faisons et cherchons plutôt à faire du bien à notre corps à travers une alimentaire naturelle et équilibrée qui ne bannit pas des petits plaisirs qui seront occasionnels et contrôlés.

 

C’est ce que j’ai fait et petit à petit, on constate les résultats sur sa silhouette tout en améliorant son estime de soi et sa motivation car on ne se croyait pas capable de résister à notre gourmandise préférée tout en faisant évoluer son corps, on enclenche alors le cercle vertueux d’un esprit sain dans un corps sain, c’est ce que je vous souhaite.

 

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